Biglant un jour à ses panards,
Zieutai on zor a seu piaton
qu’un roseau v’nait lui faire la pige,
k’on rouzé v’nie ly fere la peze,
le chêne, un fortiche, un mastar
lo sano, on rado, on costô
lui boni : « P’tit têt’, tu attiges
ly zakacha : « Ptièta téta, te posse
ton gniass’ n’aurait pas le culot
teu prétaission n’arai po la kouneri
de s’aligner avec mécolle
de salegne avoua mékeule
mézigue est mailloche et riflot
meuzigue e mailleuse pi riflo
tu es loqu’du et tartignole.
t’é leukde pi tartegneule
ne tenant pas sur tes jacquots,
ne teniai pô su teu guibolle

le moindre zef te balanc’tique.
la môdrou travéss te segougne.
qu’un bécan t’agriche, et d’auto
ke na bize t’agasse pi asse tou

tu baisses la tronche et tu chanc’tique.
te basse la trogna pi te brailikote.
D’accord, j’accouche, camaro
O d’akôr, z’akusse kamarado
qu’un coup de zéphir me dégomme,
k’on ko de korai d’ar me zouzegne,
mais, je me rebecqu’t aussitôt ;
mé, ze me rekinque assetou ;
Savoir ce que ferait ta pomme ?
Sa te ka ke fere ta pouma ?
Jusqu’ici, tu t’es cru planqué
Tai ka vor te ta kro plaikô
c’est pour çà que tu charibottes ;
yere pere saitye ke te sareye ;
Mais il ne faudrait qu’un louqué.

Mé y fôdre kon zieutai.
Pour que tu dingues avec les potes.
Per’ke te dingue avoua leu pote.
Tandis qu’ils discutaient le bout d’gras,
Taidi ki diskutavan lo morssé d’grô,
le temps tourna à la godille
lo té torna a la godelya
orage, éclairs, tout radina.

orazo, éclyar to radena
pour leur arnaquer les gambilles.
pe leu z’arnakô leu gaibelye.
Mariol et pénard, le roseau
Malecho pi traikilo lo rouzé
tourna, vira, s’croyant au guinche.
tornaya vreya skreyai u guinsse.
Et s’bidonnant dans son coinstot
Pi s’bidonnai dai son karou
d’gaffer la bouille à son aminche.
damintô la tronsse a son poto.
Celui-ci, mastar, mais à cran,
Chotye, monssu mé a krô,
râlait, gueulait à perdre haleine.
ralave, geulave a pedre alinna.
Gambergeant qu’avec ce coup de flan,
Gaiberzan qu’avoué cho ko de kemô,
il allait aller à la traîne.
y pove allô a la trinna.
Enfin, le zef, radinant du nord,
Aifin, l’oura venye du nôr,
fit tant avec toute son équipe,
fi tai avoua tota s nékepa,

que le chêne dingua dans les décors
k’lo sano sôta bô dai leu dékôr

d’vant le roseau qui se fendait la pipe.
d’vai lo rouzé ke s’faidave la pipa.

Moralité : Moralitô

Costauds, ne crossez pas, le jour où ça cafouille,
Balaizo, n’ai razotô pô, lo zor yon sai kafollye,
le dernier des miteux vous mettra dans ses fouilles.

lo dery dé mizrôblou vo mettra dé seu kafa.