Sur l'air de "La vogue de Viriat"

Le progrès qui est en marche
Lou progré ke tè marche
Partout dans le pays
Pretou dé lou paï
Dans notre Bresse l’électricité luit
Dé neutra brache l’électricité lui
Elle vient depuis faty
Le vin depi Faty
Pour allumer le canton
Pe aleno lou kaiton
Dans toutes les familles
Dé toute le fameille
Dans toutes les maisons
Dé toute le mazon
La lumière brille (bis).
La lemize breille (bis).

Au revoir tout ce qui fume
A r’va tou ce que fume
Pétrole qui sent mauvais
Pétrol que chin mauvé
Lanternes moines qu’on ne voit rien avec
Lètarne nazhe qu’on ne va rai avoua
C’est tout comme à Paris
Y tou qu’mè a pazhi
Nous avons chez nous aussi
Nous zhin vé nou azhi
Dans toutes les familles
Dé toute le fameille
Dans toutes les maisons
Dé toute le mazon
La lumière brille (bis).
La lemize breille (bis).

Voyez donc tous ces fils
Vayo don tui ché fi
Qui traversent la cour
Ke travésson la cour
Et qui arrivent tout droit à la maison
É pi k’arrevon tout dra a la mazon
Cà vient à l’écurie
Y vin a l’équezhi
A la chambre aussi
A la shambra azi
Même à la grange
Mémou a la granza
Partout çà brille, çà luit
Pretou y breille, Y lui
C’est bien commode (bis)
Y don kemeudou (bis).

On peut bien tout se dire
On peu bin tou che dezhe
Aux jeunes coureurs
É jeunou courati
Que la lumière fait beaucoup de soucis
Que la lemizhe fa pô mô de souci
Cà devient difficile
É devin môléja
Le soir pour aller voir
Lou cha pe allo va
La petite amie
La petieta camézhe
Le mieux c’est de rien y voir
Lou mio y d’rè n’y va
Ah quelle misère (bis).
Ah qué mizézhe (bis).